OUVRIR SON ESPRIT ? (texte de théâtre)

Sur la scène, un homme en costume étriqué se lamente.

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Pers 1 :   Je suis fatigué ! Dépassé ! Tout me fatigue et tout me dépasse ! La vie me fatigue ! La vie me dépasse !

Une autre personne arrive par l’arrière.

Pers 2 :   Hé l’ami ! Qu’est-ce que c’est que cette lamentation ? Que vous arrive-t-il ?

Pers 1 :   L’ami ? On se connait ?

Pers 2 :   Non.

Pers 1 :   Alors, pourquoi me dire « l’ami » ?

Pers 2 :   Parce que je suis un homme sociable et heureux de faire de nouvelles rencontres !

Pers 1 :   Ah ?

Pers 2 :   Oui ! Pas vous ?

Pers 1 :   Non. Je ne suis pas quelqu’un de très ouvert. Ce serait même plutôt le contraire.

Pers 2 :   Obtus ?

Pers 1 :   Un peu… 

Pers 2 :   Intolérant ?

Pers 1 :   Mmm…  N’exagérons rien… 

Pers 2 :   Centré sur vous-même avec une tendance à camper sur vos idées ? À refuser les influences extérieures ? À ne pas supporter qu’on s’oppose à vous ?

Pers 1 :   Mmm…  On peut le dire, dans un certain sens. Mais enfin ! La plupart du temps, j’ai raison ! D’ailleurs, en y songeant, j’ai même souvent raison !

Pers 2 :   Ah ! Je vois ! Les idées arrêtées, l’étroitesse d’esprit, la tête de caboche, l’attitude égocentrique ! Pas de doute monsieur, vous êtes bel et bien « un homme fermé d’esprit«  ! C’est mauvais signe.

Pers 1 :   Ah bon ?

Pers 2 :   Oui. De nos jours, être dogmatique et ne pas avoir les idées larges c’est très mal perçu. Ça ne correspond plus du tout à l’air du temps.

Pers 1 :   Ah ?

Pers 2 :   Oui ! À notre époque, l’homme est culturellement ouvert au monde. On peut même dire qu’il est « open« . Les possibilités multiples et variées d’apprendre à distance, de tout connaître par des moyens simples et accessibles, d’entreprendre facilement, de créer du lien rapidement, permettent à l’homme d’aujourd’hui de s’ouvrir de plus en plus et de sortir de ses sentiers battus. Vous, vous faites partie de ces gens qui n’ont pas su, ou qui n’ont pas voulu prendre la vague et surfer dessus. L’opportunité, la nouveauté, la différence, sont des mots qui vous rebutent. Vous êtes ce qu’on appelle un « hors-jeu »  ou un « has-been » et votre cas pourrait encore s’aggraver si vous n’y remédiait pas.

Pers 1 :   Tout de suite, les grands mots ! Vous exagérez, monsieur ! Je ne suis ni « hors-jeu » ni « has-been« , je suis simplement quelqu’un qui sait de quoi il parle, et à qui on n’apprend rien !

Pers 2 :   Ouh là là ! Vous êtes au stade trois de la bêtise, monsieur ! Et j’ai dénombré cinq stades. Vous êtes donc à la limite. J’espère pour vous que vous êtes encore récupérable. Rien n’est gagné, mais je vais tout de même essayer de vous tirer d’affaire. Avant d’utiliser ma méthode « d’ouverture d’esprit« , j’aimerais savoir si vous avez conscience de ce que vous êtes et si vous en souffrez ? Soyez honnêtes avec moi, monsieur, et répondez-moi franchement. Je vous promets de ne pas vous juger !

Pers 1 :   Eh bien…  Entre nous, je commence effectivement à en souffrir…  Ne le dites à personne, mais cela commence sérieusement à me peser. Il faut dire que ma façon de voir les choses et d’aborder les gens, sont sources de conflits. Il m’arrive de plus en plus fréquemment de me fâcher avec des personnes que j’apprécie. Je le regrette parfois, mais je ne parviens pas à changer. Malgré le fait que je veuille être différent, ma nature revient toujours au galop. Systématiquement, je cherche à avoir raison et à montrer que je sais mieux que tout le monde.

Pers 2 :   Je vois. Pas de temps à perdre, monsieur ! Il vous FAUT sans tarder, élargir vos horizons ! Il faut le faire de toute urgence, car le temps est contre vous. À perdurer ainsi, vous risquez de sombrer dans la psychorigidité chronique et dans la toute-puissance égocentrique. Et ça, monsieur, c’est dangereux ! Un jour ou l’autre, vous pourriez vous retrouver dans l’impossibilité de pouvoir changer de nature et devoir mourir dans votre bêtise !

Pers 1 :   Dangereux ? Y-a-t-il encore quelque-chose à faire ? J’ai toujours été comme ça. Depuis tout petit, j’ai toujours voulu avoir raison. C’est d’ailleurs pour ça que mes vieux copains m’ont lâché les uns après les autres, et que les femmes finissent par me quitter ! Ils disent tous que je suis « bien trop con » et cela m’afflige… 

L’homme sort un mouchoir de sa poche. Il essuie ses yeux et se mouche bruyamment.

Pers 2 :   Oui, vous avez dû vous faire un paquet d’ennemis au fil des années.

Pers 1 :   Oui, un paquet…  J’ai accumulé les contradicteurs et perdu tellement d’amis… 

Pers 2 :   Ce qui est fait est fait ! Cependant, il est formidable qu’enfin, vous vous rendiez compte de votre pauvre état et que vous éprouviez le désir de changer ! C’est très encourageant ! J’ai bon espoir pour vous ! Ah ! Si vous saviez monsieur, combien de bornés tels que vous, refusent d’admettre qu’ils sont faillibles et qu’ils peuvent se tromper ! Combien refusent catégoriquement d’aller vers les autres et se confronter aux avis divergents. Si vous saviez, combien s’accrochent à leurs idées, quitte à passer pour de sombres idiots. Ah que cela est triste ! Oui, bien triste pour eux, monsieur. Les pauvres ne savent pas ce qu’ils ratent. Tel Attila, partout où ils passent, l’herbe ne repousse plus et les ennemis fleurissent. Qu’il est triste qu’ils demeurent ainsi dans leur bêtise. Bien triste… 

Pers 1 :   Sûrement…  Sûrement… 

Pers 2 :   Et vous-même, monsieur ? Êtes-vous devenu votre propre ennemi ?

Pers 1 :   Je le crains… 

Pers 2 :   C’est bien ce que je pensais. Votre « tête de con » vous insupporte. N’est-ce-pas ?

Pers 1 :   C’est ça ! J’en ai plus qu’assez d’être le « con de service » !

Pers 2 :   Alléluia monsieur ! C’est bon signe ! C’est même très bon signe ! Rien n’est inéluctable dans votre cas ! Vous êtes en passe de devenir un autre homme ! Ça, je vous le garantis !

Pers 1 :   Si vous le dites… 

Pers 2 :   J’en suis sûr ! Contrairement à d’autres, pour vous, il n’est pas encore trop tard. Seulement, vous allez devoir utiliser les bonnes méthodes pour guérir de votre bêtise et vous améliorer. Il va falloir agir très vite avant que l’orgueil ne vous enferme totalement ! 

Pers 1 :   Tant que ça ?

Pers 2 :   Oui, tant que ça ! Si vous ne réagissez pas tant qu’il est encore temps, monsieur, viendra un temps où vous détesterez vos pensées obtus et vos refus systématiques. Viendra un temps, où vous n’aurez plus d’autres choix que de rester le « con » que vous êtes et l’accepter, ou bien alors vous persuader que tout le monde est « con » sauf vous, ou encore tomber en dépression par honte de « ce pauvre sot »  que vous serez devenu. Monsieur ! À persister dans vos certitudes, vous risquez de ne plus pouvoir faire machine arrière. Sans vouloir vous affoler, d’ici quelques années, il y a fort à parier que votre cas sera intraitable et incurable ! En avez-vous conscience ?

Pers 1 :   Eh bien, je commence à ressentir des symptômes d’auto-rejet. C’est de pire en pire. Pas une semaine ne se passe, sans que je ne m’irrite contre mon entêtement et que je ne me traite « d’imbécile« . Je me déprécie de plus en plus souvent. Cela me rend triste et j’en suis malheureux… 

L’homme se mouche à nouveau.

Pers 2 :   Et dites-moi donc, monsieur. N’êtes-vous pas jaloux de ceux qui s’ouvrent aux autres ? De ceux qui s’ouvrent au changement ? Au progrès ? Aux nouvelles technologies ? Aux nouvelles modes ? Au monde ?

Pers 1 :   Eh bien…  entre nous…  si…  Je dois l’avouer. Il m’arrive en effet de les jalouser. De les détester même…   

Pers 2 :   C’est bien ce que je pensais. Votre cas est grave, mais pas irréversible.

Pers 1 :   Mmm…  Et si je ne parvenais pas à changer ? Je suis un homme de conviction, après tout ! Un homme qui change rarement d’avis et qui ne se voit pas être autrement ! Quelquefois, il m’arrive de penser que je suis très bien comme je suis, et que c’est aux autres de s’adapter à moi, pas le contraire. Il m’arrive aussi de me dire que mes idées sont les meilleures. Que je les aime. Que je tiens à elles. Que je n’ai pas très envie qu’on vienne me les ôter ni me les influencer. Qu’elles me correspondent parfaitement. Qu’elles et moi, nous sommes ensemble depuis des lustres et que nous sommes devenus de vieux amis.

Pers 2 :   Oui, j’entends votre raisonnement, mais il est faux. Sans vous en rendre compte, vos certitudes et vos coutumières petites manies, vous dominent et vous freinent. Elles vous font  croire que vous n’êtes pas capable de penser autrement. C’est un mensonge ! Vous pouvez être autre chose qu’un homme borné et étroit d’esprit ! S’il-vous-plait monsieur, ne refermez pas la brèche qui s’est faite dans votre tête et sautez dans l’inconnu !

Pers 1 :   Ça me fait un peu peur…  Et si je n’y arrivais pas ? Si j’étais déjà trop aigri et fermé ? Et si je ne me reconnaissais plus dans cette nouvelle disposition d’esprit ? Comment vais-je aborder les différences d’opinions. La tolérance et l’acceptation n’ont jamais fait parties de moi. Vais-je y arriver ?

Pers 2 :   J’entends vos craintes, monsieur. Je comprends ce que vous dites, et je ne vais pas vous cacher que d’essayer d’être un autre homme, peut aussi vous emmener dans une condition pire que celle dans laquelle vous vous trouvez aujourd’hui. Oui, attendez-vous à peut-être, perdre pied ou à perdre la tête en acquérant une nouvelle identité ! C’est possible ! Oui ! S’ouvrir l’esprit de but en blanc, sans qu’il n’y ait eu de préparation au préalable, pourrait vous amener à vous refermer définitivement sur vous-même, et finir comme un « vieux con ». Mais enfin, qui ne tente rien n’a rien, n’est-ce pas ?

Pers 1 :   Tenter n’est pas dans mes habitudes, mais je suis prêt à essayer.

Pers 2 :   Parfait. Étant donné que vous faites partie des personnes qui se braquent pour un rien, et qui se ferment aux suggestions et aux propositions lorsqu’ils se sentent  incompris, je vais travailler sur vous par étapes et en douceur. Monsieur, malgré votre tête de cochon, vous m’êtes agréable. À la pensée de devoir vous abandonner à votre bêtise parce qu’à un moment ou à un autre, vous vous serez fermé comme une huître, m’attristerez et me navrerez.

Pers 1 :   Bien aimable, monsieur. Et que préconisez-vous pour que je m’ouvre en douceur. Enfin…  si tant est que j’en aie envie… 

Pers 2 :   Tsss…  Tout d’abord, il va falloir que vous dégagiez votre cargaison de faux raisonnements, de votre tête de bois. Faites-moi confiance et ouvrez-vous à ma méthode.

Pers 1 :   Soit.

Pers 2 :   Bien. Pour commencer, je vais vous demander de faire quelque chose que vous n’aviez jamais encore fait. Quelque-chose que vous n’avez peut-être même jamais envisagé de faire.

Pers 1 :   Comme quoi, par exemple ?

Pers 2 :   Mmm…  Offrir un café à un inconnu, par exemple !

Pers 1 :   À un inconnu ? Comme ça ? À n’importe qui ? Quelqu’un au hasard ?

Pers 2 :   Oui.

Pers 1 :   Mais de quoi discuterions-nous si je ne connais pas cette personne ? Et comment l’aborder ? Avec quel prétexte ?

Pers 2 :   Qu’importe de connaître ou pas la personne, ou de savoir à l’avance le sujet de la conversation. Ce qui est important, c’est d’oser aller vers l’autre, vers l’étranger, vers l’inconnu. Aller sans à-priori vers celui qui ne vous attire pas d’emblée, qui vous rebute ou qui vous impressionne. Le but c’est d’aller vers l’autre et de le voir au-delà de la simple apparence. C’est risquer l’autre au risque d’être surpris par lui !

Pers 1 :   Mmm…  Faut voir…  et sinon ?

Pers 2 :   Sinon, changez vos habitudes. Tiens, comment allez-vous au boulot ?

Pers 1 :   En voiture.

Pers 2 :   Et pourquoi en voiture ? Pourquoi pas en bus ?

Pers 1 :   Je n’aime pas les gens, alors pas de train, pas de bus, pas de covoiturage ! Pas de transports en communs !

Pers 2 :   Ah, et le vélo ? C’est convivial, le vélo ?

Pers 1 :   M’ouais. Mais les gens roulent comme des « cons« . Il faudrait moins d’imbéciles sur les routes pour se déplacer tranquillement en vélo !

Pers 2 :   Mmm…  continuons…  Vous allez me répondre sans réfléchir. Je vais vous dire un mot, et vous me répondrez par le premier mot ou par la première phrase qui vous vient à l’esprit. D’accord ?

Pers 1 :   D’accord.

Pers 2 :   Allons-y. Si je vous dis « France » ?

Pers 1 :   Pays de merde !

Pers 2 :   « Étranger » ?

Pers 1 :   Voleur ! Profiteur ! 

Pers 2 :   « Femme« 

Pers 1 :   Manipulatrice ! Insoumise !

Pers 2 :   Soit…  soit…  soit…  Je vois, que vous êtes effectivement, très fermé d’esprit. Eh bien, il va y avoir du boulot !

Pers 1 :   Quoi, « du boulot » ! Non mais dites donc, je ne vous ai rien demandé, moi ! Je suis comme je suis, et si ça ne vous plait pas, eh bien passez votre chemin, monsieur !

Pers 2 :   Tsss…  Décidément, vous êtes borné !

Pers 1 :   Non, pas borné ! Ancré dans mes idées et sûr de moi, c’est différent !

Pers 2 :   Mmm…  Disons ça comme ça, si ça peut vous faire plaisir…  Ah tiens ! Et cette femme qui s’avance par ici, vous seriez prêt à l’aborder et lui proposer d’aller boire un café ?

Pers 1 :   Elle a l’air un peu trop ouverte, si vous voyez ce que je veux dire… .

Pers 2 :   Oh, là là, tout de suite, les préjugés. Vous êtes vraiment « fermé de chez fermé« , monsieur. Allez-y donc, que diable ! Essayez avant de juger sur pièce ! Et puis, que risquez-vous après tout ? D’avoir une fin de non-recevoir ? Une bonne surprise ? De faire une belle rencontre ?

Pers 2 :   Mmm…  Soit…  essayons… 

Pers 1 :   Madame… 

Pers 3 :   Monsieur… 

Pers 1 :   Vous me paraissez être quelqu’un de très ouvert. Je me trompe ?

Pers 3 :   Non, absolument pas. Je dirais même que je suis ouverte « à toutes propositions« . Ça vous intéresse ? 

Pers 1 :   Ah ! Mais non ! Mais, pas question ! Je ne mange pas de ce pain-là, moi madame ! Aurevoir et à jamais !

Fou de rage, le personnage 1 rejoint le personnage 2 en serrant les poings.

Pers 1 :   Ah ça, vous avez vu ? Une femme de mauvaise vie ! Cette femme était une… . une… 

Pers 2 :   Oui, une prostituée, et alors ?

Pers 1 :   Et alors, elle m’a fait une proposition malhonnête.

Pers 2 :   Oui, et alors ?

Pers 1 :   Eh bien, ce n’est pas mon genre d’aller vers ce genre de personnage qui ne pense qu’à ouvrir les cuisses pour m’ouvrir le porte-monnaie.

Pers 2 :   Allons, voyons. Ne soyez pas aussi radical ! Cette femme a certainement de très belles qualités.

Pers 1 :   Oh ça ! Je les connais ses qualités ! Ce doit être une experte en arnaque. Une belle arnaqueuse et une manipulatrice. C’est du tout vu ! Sauf que moi, personne ne me manipule ! Non ! Personne !

Pers 2 :   Et cette jeune femme au coin de la rue ? Qu’en pensez-vous ? Elle a l’air plutôt cool et avenante. Si vous lui proposiez un café ?

Pers 1 :   Non merci. Chat échaudé craint l’eau froide !

Pers 2 :   Allez, un peu de cran. Vous n’allez pas déjà baisser les bras ? Rappelez-vous de ce qu’on s’est dit. Ne refermez pas la brèche qui s’est ouverte dans votre tête. Agrandissez-là et laissez-y entrer la lumière. Il en va de votre intelligence, monsieur !

Pers 1 :   D’accord, je réessaye. Mais si l’expérience n’est pas concluante, j’arrête la pratique pour aujourd’hui. Ça vous va comme ça ?

Pers 2 :   Entendu.

Le pers 1 se dirige d’un pas hésitant vers la personne.

Pers 1 :   Bonjour madame. Puis-je vous offrir un café ?

La personne le jauge de haut en bas avant de répondre

Pers 4 :   Étrange de m’accoster ainsi dans la rue et me proposer un café. Serait-ce de la drague ?

Pers 1 :   Nullement. Je tente de m’ouvrir aux autres et vous faites partie de ma mise en pratique.

Pers 4 :   Ah, je vois ! Je suis en quelque sorte, votre cobaye.

La personne se met à rire.

Pers 1 :   En quelque sorte. Alors, ce café ?

Pers 4 :   Étrange que vous me parliez de vous ouvrir aux autres, car je suis moi-même une professionnelle de l’ouverture.

Pers 1 :   Ah non ! Ne me dites pas que vous êtes, vous aussi, une professionnelle du…  du…  du sexe !

La personne se met à rire.

Pers 4 :   Non. Bien sûr que non. Je suis spécialisée dans l’ouverture des chakras. D’ailleurs, tel que je vous vois, vous me semblez extrêmement noué et fermé de partout. Monsieur, vous êtes très coincé. Il est urgent d’ouvrir vos portes de consciences. Il est urgent de vous libérer de toutes vos énergies négatives.

Pers 1 :   Oh ! Halte-là madame ! J’étais d’accord pour prendre un café avec vous et discuter de choses et d’autres, mais je ne suis absolument pas d’accord pour m’ouvrir à ce point. Vos méthodes d’hippies ne me disent rien qui vaille ! Ah ça, non ! Aurevoir madame !

À nouveau fou de rage, le personnage 1 rejoint le personnage 2 en serrant les poings.

Pers 1 :   Vous…  vous avez entendu ? Une « ouvreuse » de portes imaginaires ! Et puis quoi encore ? Décidément, tout ça me confirme que de s’ouvrir aux autres, n’est pas la panacée !

Pers 2 :   Oui, j’ai tout entendu. Ce n’était pas la peine de vous braquer de la sorte. Après tout, vous auriez très bien pu prendre le temps de l’écouter cette brave femme. Elle vous aurait sans doute parlé de sa passion pour les chakras. Monsieur, rien ne vous obligeait à la laisser faire ses expériences sur vous, mais au moins vous auriez appris des choses. Parler de chakras, peut s’avérer utile dans une conversation avec un connaisseur. N’est-ce pas ?

Pers 1 :   Tsss…  Non, ce genre de personnage me déplaît au plus haut point ! Il me hérisse ! Je les fuis comme la peste !

Pers 2 :   Eh bien, il y a du travail avec vous, monsieur. Bon, nous allons en rester là pour la pratique. Dites-moi, dans quelle branche travaillez-vous ?

Pers 1 :   À Saint-Ouen au service comptabilité de l’entreprise « AP maintenance« .

Pers 2 :   Mmm…  M’étonne pas…  Et je suppose que vous y êtes, depuis au moins trente ans ?

Pers 1 :   Trente-deux, pour être exact !

Pers 2 :   Trente-deux ans dans la même entreprise ! Eh bien, c’est ce qui s’appelle « croupir » ! Est-ce par choix ? Par facilité ? Par habitude ? Par peur du changement ? Par crainte de ne pas être à la hauteur dans un autre domaine ? 

Pers 1 :   Un peu tout ça, je dois dire… 

Pers 2 :   L’étroitesse d’esprit vous fait stagner, monsieur ! Elle nuit à votre quotidien et paralyse le potentiel en vous !

Pers 1 :   Il y a eu des jours, où j’ai eu envie de tout envoyer valser, mais le « Metro, boulot, dodo« , m’a remis sur les rails de la sagesse.

Pers 2 :   Mmm…  La sagesse a de multiples visages, monsieur. Elle peut être trompeuse…  N’est pas toujours sage, celui qui le croit. Mais enfin ! 

Petit silence.

Pers 2 :   Et que pensez-vous du végétarisme ?

Pers 1 :   Stupide ! La viande est utile pour la santé ! Il faut en manger de la viande ! L’homme en a besoin ! C’est nécessaire, sinon à quoi serviraient les animaux ?

Pers 2 :   Ah ! Les phrases toutes faites et les avis à l’emporte-pièce, c’est typique des personnes rigides et étroites d’esprit ! Pourquoi ne pas voir et analyser les avis différents sous un autre angle, plutôt que de vous embourber dans vos idées ? Pourquoi ne pas prêter l’oreille à ceux qui ne partagent pas vos opinions ? Pourquoi ne pas écouter leurs arguments sans les contrecarrer systématiquement ? Être ouvert d’esprit, c’est savoir se remettre en question à la lumière des raisonnements donnés et des preuves disponibles. Vous ne vous en sentez pas capables ?

Pers 1 :   Je ne sais pas ! Peut-être n’en suis-je pas capable ! C’est possible ! Oh et puis flûte, à la fin ! Je suis comme je suis ! Nous ne sommes pas là pour faire mon procès ! Nous sommes là pour m’aider !

Pers 2 :   Soit, mais pour vous aider, j’ai besoin de cerner votre personnalité dans son ensemble.

Pers 1 :   Bon, bon, bon. (Ton grincheux et attitude bourrue). Allez-y, continuez votre interrogatoire de police.

Pers 2 :   Et les musiques actuelles, qu’en pensez-vous ?

Pers 1 :   Nulles ! Nulles de chez nul ! De la cacophonie sans intérêt ! Des paroles sans queue ni tête, et des bandes-son ridicules ! C’était bien mieux avant ! 

Pers 2 :   Mieux avant ? Voilà bien la preuve de votre fermeture d’esprit !

Pers 1 :   Absolument pas ! Je ne suis absolument, pas fermé, j’ai certains critères objectifs, c’est tout ! En matière de musique, il y a des règles immuables. Les « Boum ! Boum ! Boum !, ne sont pas de la musique, mais du bruit ! Il y a quelques années, il y avait encore de vrais chanteurs et de vrais musiciens, pas comme ces espèces de branquignoles d’aujourd’hui qui font de la merde et ne savent plus chanter !

Pers 2 :   Je vois, je vois. En somme, pour vous tout est nul. Tout est nul si ça ne rentre pas dans vos critères, et si ça ne correspond pas à ce que vous aimez. C’est nul, si ça sort de vos idées préconçues et si ça ne correspond pas à vos schémas de pensées. C’est bien ça ? 

Pers 1 :   Faut pas exagérer. Avouez que j’ai raison quand je dis que ce qui se fait maintenant, c’est complètement nul ! Non ?

Pers 2 :   Non. Non monsieur, vous n’avez pas raison. Ce n’est pas parce que ça ne vous plait pas, que c’est forcément nul. Si cela plait à d’autres, ça veut dire que ça a un intérêt non négligeable ; que ça a de la valeur et une certaine qualité. Monsieur, ce qui n’est pas bien pour vous, est bien, voire même génial pour d’autres. C’est ce qui fait la richesse de notre monde, c’est sa multiplicité, et le fait que chacun est différent et s’attache à des choses différentes. Ne dit-on pas « qu’il faut de tout pour faire un monde » ?

Pers 1 :   Les différences n’ont pas que du bon. Tiens, regardez le progrès. Quand on voit toutes les pertes de valeurs, on ne peut que regrettez le temps d’avant !

Pers 2 :   Les valeurs ne sont pas totalement perdues, disons simplement qu’elles sont différentes. Chaque époque réajuste ses valeurs à sa connaissance du moment. C’est ainsi que se maintient l’équilibre et que le monde ne plonge pas dans le chaos.

Pers 1 :   Oui, pour le moment…  Pour le moment …  Enfin, ce soi-disant “équilibre ”ne durera pas ! Vous verrez ce que je vous dis ! Vous verrez bien ! Ah ! De mon temps, tout était mieux ! 

Pers 2 :   Monsieur, vous êtes choquant ! À la limite de la dictature et du marxisme. Pour vous éviter de plonger dans le négativisme absolu, dans le sur-moi détestable et l’odieux conformisme, je vais devoir agir très rapidement.

Pers 1 :   À ce point ?

Pers 2 :   Hélas. Vous êtes très impacté. Il va être difficile, mais pas impossible de vous délier de vos pensées bornées. Pour vous aider, j’ai besoin de savoir si vous avez subi un choc par le passé ? Si vous vous souvenez d’un traumatisme qui pourrait être la cause de cette fermeture d’esprit ? Y-a-t-il quelque-chose qui vous vient à l’esprit et qui vous empêcherait de saisir ce qu’il y a de bon et d’intéressant dans notre monde ?

Pers 1 :   Non…  Je ne vois pas… 

Pers 2 :   Auriez-vous été victime de parents stricts ou, au contraire, éduqué de façon trop libérale ? Ceci pouvant expliquer cela, vous auriez pu développer une rébellion et un refus systématique contre la société en réaction à votre passé ?

Pers 1 :   Non…  j’ai eu une éducation normale…  Oui, tout ce qu’il y a de plus normale.

Pers 2 :   Mmm…  Bon, passons aux choses sérieuses. Êtes-vous prêt à devenir un autre homme ?

Pers 1 :   Oui.

Le pers 1 réajuste son col de costume. Il remonte sa ceinture et reboutonne son veston.

Pers 2 :   Bon, dans un premier temps, dé-ten-dez-vous. Au lieu de vous ajuster et de vous enfermer dans votre petit costume cintré, déboutonnez plutôt votre veste. Allez, desserrez votre cravate ! Dégrafez votre col ! Étirez-vous ! Ne craignez pas de froisser votre chemise empesée ! Délacez vos chaussures ! Relâchez votre corps et dénouez vos muscles ! Ouvrez largement vos poumons pour y engranger un maximum d’air !

Le pers 1 s’exécute.

Pers 2 :   Allez-y, respirez à plein poumons ! Inspirez ! Expirez ! Libérez votre tête. Ça vous sera utile pour comprendre et stocker le message qui devrait vous ouvrir l’esprit.

Épaules en arrière, le pers 1 respire à pleins poumons. Son visage se relâche.

Pers 2 :   Ah ! Vous voilà déjà beaucoup moins fermé. C’est bien. Comment vous sentez-vous ?

Pers 1 :   Je ne sais pas. Pfft. Pfft… … Pfft…  C’est exceptionnel pour moi, de me détendre. D’ordinaire, je suis toujours dans le contrôle…  Pfft… 

Pers 2 :   C’est logique. Être dans le « lâcher prise » peut déstabiliser au début. Mais si vous garder cette disposition d’esprit. Vous verrez qu’à force, vous vous habituerez. Maintenant, ouvrez vos bras.

Pers 1 :   Quoi ? …  Pfft… 

Pers 2 :   Ouvrez vos bras comme si vous alliez recevoir quelqu’un à l’intérieur. Rendez-vous accueillant ! Décrispez-vous ! Ouvrez-vous bien vos mains et écartez vos doigts au maximum ! 

Le pers 1 ouvre les bras, mais il garde les coudes crispés.

Pers 2 :   Non, pas comme ça ! Plus grands ouverts les bras ! Oui, voilà, c’est mieux. Ah ! N’oubliez pas de sourire ! C’est important le sourire. Allez ! Souriez de toutes vos dents ! Non ! Pas de sourire forcé, ça se voit tout-de-suite et ça fait fuir les gens. Allons, souriez ! Mais souriez donc ! Ouvrez votre bouche et relâchez la mâchoire. Ouvrez-vous totalement ! Soyez « open » de partout. Ouvrez vos yeux comme des salières et ouvrez votre cœur ! Allez, je veux voir la bonté, autant sur votre visage que dans votre posture ! Parfait ! C’est parfait ! Monsieur, si vous reproduisez cela tout seul et journellement, il se pourrait que vous deveniez le gars le plus accueillant de la rue, du quartier, voire de la ville qui sait… 

Pers 1 :   Tsss…  Ben , tiens. Et pourquoi pas, « le gars le plus accueillant du monde » pendant que vous y êtes ?

Pers 2 :   Et alors ? Le concept n’est pas si bête. Ce pourrait même être votre tout nouvel objectif ? C’est possible en vous entraînant comme un marathonien. Oui ! En vous astreignant à ouvrir vos bras et votre cœur à l’autre, vous pourriez parfaitement vous transformer en « gars le plus accueillant du monde« .

Pers 1 :   Et ben, y a du boulot.

Pers 2 :   Ne vous dénigrez pas. Soyez gentil avec vous-même et ouvrez le robinet de votre intelligence. D’après ce que j’ai pu entendre, vous êtes loin d’être un homme intellectuellement limité. Vous confirmez ?

Pers 1 :   C’est vrai ! Je suis loin d’être un idiot !

Pers 2 :   Eh bien alors, ouvrez à fond votre esprit, afin que vos anciennes pensées fichent le camp et que votre intelligence, se renouvelle. Maintenant, si vous le voulez bien, allongez-vous sur ce banc.

Pers 1 :   Là ? (moue de dégoût et regard à l’entour). Comme ça, en pleine rue ?

Pers 2 :   Oui, là. Ne vous en faîtes pas, il n’y a pas grand monde à cette heure-ci

Pers 1 :   Mmm…  si vous le dites…  Mais dépêchez-vous, je n’ai pas envie d’être pris pour un clochard.

Sans conviction, le pers 1 s’allonge sur le dos.

Pers 2 :   Maintenant, fermez  les yeux et cessez d’écouter vos pensées négatives. N’écoutez plus que ma voix.

Le pers 1  ferme les yeux. Penché sur lui, le pers 2 lui parle d’une voix hypnotique.

Pers 2 :   Grâce à cette méthode, vous cesserez d’être dans le contrôle et vous lâcherez prise. Je vais vous aider à vous réinventer, parce qu’il est temps que vous tiriez un trait sur le passé et sur la personne que vous étiez jusqu’à présent. Il est temps de vous débarrasser du vieil homme et de revêtir l’homme nouveau. Il est temps de vous déstructurer pour vous restructurer. Il est temps de vous éloigner de vos représentations sclérosantes, et de ne plus accorder de crédits à vos pensées biaisées, inadaptées et dépassées. Il est temps de vous débarrasser de vos certitudes, car chaque pensée est appelée à se faire bousculer…  pour le meilleur. Il y a des années que vos certitudes vous retiennent captif ; qu’elles vous paralysent et vous aveuglent. Détachez-vous d’elles et ne résistez plus. Changez vos pensées négatives en pensées positives, et soyez reconnaissant de ce que vous avez. De la sorte, vous verrez la vie en rose plutôt qu’en nuances de gris. Dans la même veine, au lieu de vous plaindre et de dire « Quel temps pourri ! « . Dites plutôt « Super, de la pluie ! Cela promet un beau printemps fleuri et bien vert ! » ou bien, dites « Ça tombe bien qu’il pleuve, aujourd’hui j’ai des tas de papiers à faire et je ne serai pas tenté de sortir« , etc. Apprenez à dire « oui« , au lieu de « non ». Dites « ça a l’air intéressant« , ou « ton point de vue est différent du mien, mais je l’entends » plutôt que « c’est nul« , « c’est ridicule« , ou bien « c’est faux ». Ne vous fiez plus aux apparences ! Élargissez votre cercle de connaissances. Échangez et engagez le débat sans vous buter ! Enrichissez-vous d’éléments nouveaux au contact des autres. Laissez-les vous parler de ce qu’ils aiment sans les juger, sans leur couper la parole ni monter sur vos grands chevaux. Soyez plus indulgent avec votre prochain ; plus conciliant et plus facile à vivre. Appréciez-le dans ce qu’il est, et respectez ses goûts. Après tout, ne dit-on pas que « tous les goûts sont dans la nature« , « que les goûts et les couleurs, ne se discutent pas » et « qu’il faut de tout pour faire un monde » ? Tournez sept fois votre langue dans votre bouche avant d’exprimer vos opinions. Ne cédez plus à la critique immédiate et soyez plus objectif, plus tolérant et plus compréhensif avec celui qui pense différemment de vous ou qui s’oppose à vous. Changez votre vision de l’autre ! Voyez-le comme supérieur à vous et apprenez l’humilité. Dites-vous  que sur Terre, on a tous quelque chose à offrir à l’autre, et que chacun peut être le complément de quelqu’un. Et puis surtout, bifurquez ! Changez la direction de votre vie ! Saisissez les opportunités qui vont s’offrir à vous. Libérez votre potentiel. Permettez à la créativité de s’exprimer en vous,  sous quelques formes que ce soit ! Ne vous bridez plus. Tentez, retentez, insistez, et puis changez pour de nouvelles expériences ! Soyez semblable à un chercheur d’or. Travaillez à vous ouvrir et à vous découvrir ! Cessez de croire que vous possédez la science infuse, et acceptez vos erreurs sans vous sentir blessé, lésé ou renié dans votre identité. Acceptez vos manques et vos faiblesses, et soyez moins exigeant avec vous-même. Cassez la routine et changez de passe-temps ! Fixez-vous des objectifs à atteindre ! Apprenez de nouvelles langues et voyagez, si vous le pouvez. Partez à la rencontre de l’autre. Passionnez-vous pour l’inédit et affrontez vos peurs ! Vous n’aimez pas la foule ? Commencez par intégrer de petits comités, et avancez pas à pas. Vous dites ne pas aimer la cuisine « sucrée-salée » ? Eh bien, goûtez avant de critiquer. Ouvrez-vous à des expériences culinaires et gustatives. Le monde bouge ! Il évolue ! Ne laissez pas votre passé vous enterrer ! Vivez avec votre temps ! Ne vous conformez pas à la société, mais sortez du lot ! Ayez de grandes ambitions ! Écarquillez vos yeux pour contempler le monde et vous émerveiller de sa diversité ! Allumez votre esprit ! Étirez vos cordages pour naviguer au large et élargir vos perspectives ! Écroulez vos murailles de certitudes, et faites des percées à l’intérieur. Faites-y de belles et de larges troués pour y faire entrer le jour ! Labourez vos champs anciens pour y semer de nouvelles graines, et ne craignez pas de vous tromper ! Soyez comme une fleur au printemps ! Déployez-vos pétales et faites place à de nouvelles saisons en vous ! Soyez audacieux ! Et, malgré votre âge, votre caractère, vos faiblesses, votre environnement, votre physique ou vos contraintes, donnez-vous la chance de réaliser vos rêves et tentez l’aventure ! Tentez et vivez ! Ne passez plus à côté de votre vie !

Un court silence se fait.

Pers 2 :   Voilà, j’en ai terminé avec vous. Comment vous sentez-vous, monsieur ?

Le pers 1 ouvre les yeux. Il se relève et reste assis sur le banc. Il a l’air un peu sonné. Le pers 2 lui tend la main et l’aide à se relever.

Pers 1 :   Je me sens comme un homme neuf.

Pers 2 :   À la bonne heure !

Pers 1 :   Ça vous dirait un petit café ?

FIN !

By Christ ‘in (texte protégé)

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