Un homme vivait une vie de misère, sans amour, sans argent, sans famille, travaillant jour et nuit, et ne sachant, ni s’il allait vivre, ni s’il allait mourir. Il se disait en lui-même : « qu’importe si demain est mon dernier jour, puisque j’ai la vie éternelle ».
Rien ne pouvait le détourner de Son Dieu. Rien ni personne ne pouvait l’empêcher de L’écouter, de Le suivre, de L’aimer, de ne regarder qu’à Lui, de n’espérer qu’en Lui…
Heureux de ce qu’il avait, il était reconnaissant, satisfait de tout, satisfait de peu. Il voyait l’arbre, les fruits, les oiseaux, la nature et il se sentait riche de la création de Dieu. Toutes les richesses du monde avaient pour lui, peu d’importance. Il ne regardait qu’à la manne du jour et ne se souciait pas du lendemain dont Dieu s’occupait pour lui.
C’était l’homme qu’on pouvait dire « bienheureux ». Il avait renoncé aux convoitises, au plaisir du monde, et se contentait de ce que Dieu lui donnait. Il ne regardait qu’à sa destinée éternelle en Christ, Son Sauveur. Il était dans l’Espérance promise par Dieu, mais pour tout le monde, il était étrange, fou, hors-norme.
Personne ne savait qui il était et d’où il venait. C’était l’homme que l’on voyait partout, travaillant sans relâche, s’épuisant à la tâche. Sa vie d’ascète et ses combats quotidiens lui valaient le nom de « l’homme sans amis, l’homme qui s’ignorait, l’homme qui ne valait rien ».
Une pierre avait plus de valeur que lui. Un nuage le terrorisait et une flamme le ranimait. Il était de ceux que l’homme dénigre, que l’homme ignore, mais il devançait les paroles méchantes en courbant le dos et encaissait les moqueries sans broncher.
Il fut l’homme qui expira en silence dans l’indifférence générale. Il fut l’homme qui rendit l’âme sans jamais avoir pleuré sur lui-même, ni s’être plaint de son sort. Il fut l’homme qui quitta la Terre sans que personne ne s’en soucie, car il avait traversé la vie comme un désert, sans s’attacher à rien, sans rien laisser après lui.
Pourtant, Dieu n’a pas laissé partir cet homme dans l’oubli, puisqu’aujourd’hui encore, lorsque le soleil brille, que les oiseaux chantent et qu’un enfant regarde dans le ciel si les nuages le regardent, il voit… Il voit comme l’homme, que rien n’est plus beau que l’homme qui n’est rien sans la création, comme l’homme qui est comme un brin d’herbe sur le chemin dans l’horizon qui se perd….
Les apparences sont trompeuses, et dans cet homme de misère, il y avait bien plus de Vie que dans n’importe quel autre homme sur terre, car il a vécu pour Son Seigneur sans jamais s’arrêter, ni se lasser sur ce chemin d’adoration. Il a usé ses yeux à fixer le ciel et l’horizon, en cherchant à voir l’Amour et le Créateur à travers Sa création, et L’a vu. Par sa persévérance, par son humilité, par son attachement à Dieu, il L’a trouvé, il L’a admiré en préambule et il s’est rempli de Lui sa vie durant !
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Cet homme avait cherché et trouvé la plus grande des richesses, alors use tes yeux à rechercher l’Amour… Use ton cœur à aimer le Seigneur… Use ta vie à te donner à Lui…
Reviens vers Dieu et que chaque jour de misère devienne un jour de gloire pour Lui.
Quand tu lèves la tête, tu vois le monde, mais quand tu lèves ton cœur, tu vois le Créateur, alors que de ta bouche, coule Son Amour, et que de tes lèvres, jaillisse Sa Vie.
L’Éternel est dans celui qui dit « aimer son prochain plus que lui-même », dans celui qui s’abaisse pour voir le Créateur à travers l’autre qu’il élève et qu’il voit supérieur à lui.
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