PAROLES DES HOMMES. PAROLE DE DIEU (saynette)

Saynète

Voici une petite saynète que je partage modestement avec vous, afin que vous puissiez l’utiliser pour vos assemblées si vous êtes en manque d’inspiration. Elle peut se jouer en théâtre de rue ou sur une scène (avec ou sans éclairage). Vous pouvez la reproduire librement. La seule chose demandée, est de me transmettre une petite note m’informant que vous allez vous en servir pour un spectacle prochain.

—————————–

Sur la scène, Arlette. Au début de l’action, elle est seule, trépignant et agacée. Perchée sur ses hauts talons, elle a un chignon serré, du rouge à lèvres pétant et un petit sac à main qu’elle passe nerveusement d’une main à l’autre. Elle marmonne, mais on n’entend pas ce qu’elle dit. Soudain, une voix d’homme en dehors de la scène (l’amoureux d’Arlette). Il chantonne à plusieurs reprises des extraits de refrain de la chanson des “mots bleus” de Christophe avec une gouaille de Titi parisien. Après lui, un duo ou un trio de chanteurs placés sur le côté de la scène, reprend le refrain. 

—————————–

Arlette : Atmosphère ! Atmosphère ! Est-ce que j’ai une gueule d’atmosphère ?

L’amoureux d’Arlette (chantonne en voix off) : J’ t’dirai les mots bleus, les mots qu’on dit avec les yeux…

Les chœurs : Je lui dirai les mots bleus. Les mots qu’on dit avec les yeux.

Arlette : C’est ça ! Des mots bleus maintenant ! Dis donc, C’serait-y que tu m’aurais pris pour un lapin de six semaines avec tes mots bleus ? Hein ? Et pourquoi pas des mots rouges ou caca d’oie pendant que t’y es ? Non mais, tu m’as bien regardé ! Est-ce que j’ai la figure à m’faire séduire par d’la couleur ? Non mais ! Franchement !

L’amoureux d’Arlette (chantonne) : Je t’dirai les mots bleus, les mots qu’on dit avec les yeux.

Les chœurs : Je lui dirai les mots bleus. Les mots qu’on dit avec les yeux.

Arlette : Des mots ! Toujours des mots ! Non mais dis-donc, on dirait bien qu’tu m’prends pour un jambon !! Tu crois quand même pas qu’j’vais les gober tes bobards ?

L’amoureux d’Arlette (chantonne) : Je t’dirai les mots bleus, les mots qu’on dit avec les yeux…

Les chœurs : Je lui dirai les mots bleus. Les mots qu’on dit avec les yeux.

Arlette : Oh ! Mais ça va bientôt s’finir ces sornettes ? J’en ai ras-le chignon moi d’ces fausses promesses ! Y‘a bien longtemps qu’j’y crois plus ! Pfft ! J’la connais ta jactance et y’a belle lurette qu’ça prend plus avec bibi ! Ouais, y’a longtemps qu’j’ai fini de beurrer les épinards avec ta motte d’embobinage ! Pfft ! J’en ai trop avalé d’tes tartines de serments et j’en ai attrapé l’indigestion ! A c’te heure ça m’refile la nausée, alors j’te prierai de plus m’seriner et d’remballer ta marchandise !

L’amoureux d’Arlette (chantonne) : Je t’dirai les mots bleus, les mots qu’on dit avec les yeux

Les chœurs : Je lui dirai les mots bleus. Les mots qu’on dit avec les yeux.

Arlette : Mais j’t’ai dit d’arrêter tes salades ! J’en ai ma claque de ta parlote de garçon de café ! J’en ai ma dose ! J’ai la cafetière qui bouillonne et qui mousse ! J’ai le percolateur qui déborde avec tes blablas d’enjôleur. Ouais ! J’ai le cerveau qu’a ses vapeurs ! J’implose ! Je fume ! J’explose ! Ah, mais ça alors ! Faut te l’dire comment que j’en ai ras les esgourdes de toutes tes sérénades ?

L’amoureux d’Arlette (chantonne) : Je t’dirai les mots bleus, les mots qu’on dit avec les yeux

Les chœurs : Je lui dirai les mots bleus. Les mots qu’on dit avec les yeux.

Arlette : Mais t’es dur de la feuille ou quoi ? J’viens d’te dire que j’en avais soupé de ta jactance au rabais ! Moi, y m’faut du gentleman et plus du rossignol de comptoir qui siffle comme un coucou de contoise ! J’veux du véritable, moa ! Du bien sous tous rapports ! Ah ça ! Pour sûr, maintenant la Arlette elle veut du MOsieur respectueux et bien sous tous rapports ! C’est pour ça qu’j’ai besoin d’changer d’atmosphère et d’aller respirer d’l’air pur des beaux quartiers ! Arlette, elle supporte plus quand ça schlingue, quand ça renifle la poiscaille à plein nez et que ça pue le boniment bon marché !

L’amoureux d’Arlette rentre en scène, les mains dans les poches de son pantalon en roulant des mécaniques. Il a un chapeau sur la tête, une veste de costume et une cigarette éteinte au coin de la bouche. Il l’ôte pour parler.

L’amoureux d’Arlette : Mais enfin Lelette, je t’aime ! T’es la seule pour moi ! T’es l’unique, la lumière de ma vie.

Les chœurs : « Le Soleil De Ma Vie » sur l’air de : https://www.youtube.com/watch?v=HB8: Tu es le soleil de ma vie ! Tu es le soleil de mes jours ! Tu es le soleil de mes nuits ! Tu es le soleil de l’amour !

Arlette : La lumière d’ta vie ? Non, mais quelle blague ! A croire que t’as le cerveau ramollo, ma parole ! Arrête de t’user la salive et lâche-moi le bas résille avec tes bobards ! Allez ! Du vent ! Du balai, le baratineur ! Allez ouste ! Fais-moi de l’air que j’respire à nouveau et va-donc voir plus loin si j’y suis pas !

L’amoureux d’Arlette : Mais enfin, ma Lelette ! J’comprends pas. Tous les mots tendres que j’te chuchotais dans le cou, ça t’plaisait bien avant…

Arlette : Ouais, ouais, mais ça c’était avant. Avant, ça m’faisais tourner la tête. Ouais, avant j’y croyais à ta sérénade, avant d’piger que c’était rien qu’des paroles en l’air. Des paroles d’occasion pour m’voler le cœur et profiter d’mon corps.

L’amoureux d’Arlette : En l’air ! En l’air ! Est-ce que j’ai l’air de t’mentir ma Lelette ? T’oserais quand même pas dire que j’ suis un malhonnête ?

Arlette : Un peu mon neveu qu’j’vais l’dire ! J’vais m’gêner pardi ! Ouais, j’ai pas peur de l’dire qu’t’es qu’un de ces bonimenteurs qui mettent le cœur des dames à l’envers mais qui tiennent pas leur parole ! T’es comme les autres, tiens ! T’es comme tous ces gars qui charment les honnêtes femmes pour qu’elles glissent dans leur paddock ! Ah ça ! Pour sûr, t’en manquais pas de promesses et de poésies ! Ah ça ! Tu m’en as rabattu les esgourdes de tes  » Je t’aime ! T’es la seule qui compte ! J’te quitterai jamais !  » Ah ça, j’en ai eu mon lot de tes niaiseries pour m’endormir ! Pfft… Vous êtes bien tous pareils, vous les bonshommes avec vos paluches tripoteuses et vos bouches pleines de menteries. Ouais, tous les mêmes ! Vous nous sortez le grand jeu pour nous séduire, alors que vous êtes des maniganceurs de première ! Des escrocs de l’amour !

L’amoureux d’Arlette : Mais non ma Lelette, tu t’goures, j’suis un homme de parole… Pour moi, t’es la seule ! J’t’ai dans la peau et j’t’aimerai jusqu’à la mort…

Arlette : Si tu crois m’endormir avec ta bouche en cœur et tes mirettes de chien battu, ben laisse-moi t’dire qu’y a gourance. Ta parlotte, elle prend plus avec moi, alors va discourir aut’e part où j’y suis pas ! Va donc faire ton bourre-mou à une autre poulette. La basse-cour est bien assez grande pour un coq comme toi !

L’amoureux d’Arlette : Mais j’t’aime ma Lelette. Tu m’brises le cœur à m’balancer comme ça….

Arlette : Brise le cœur ! Brise le cœur ! Du chiqué ! J’en ai ma claque de tes fadaises ! Va donc voir ailleurs si j’y suis, le bellâtre ! Et laisses-moi picorer seule !

L’amoureux d’Arlette : J’te jure que t’es la seule dans mon cœur…

Arlette : Mais vas-tu pas finir d’essayer de m’bourrer le bou et d’me faire ton cinoche, J’en ai ma claque ! ca prend plus avec moi ! Maintenant, j’ai la tête à l’endroit et les yeux qui voient clairs dans ton jeu, alors fiche moi la paix et sors d’mon atmosphère, j’ai besoin de respirer tranquillement !

L’amoureux d’Arlette : Mais, parole d’honneur que j’t’aime ma Lelette…

Arlette : Ben moi, j’te la rends ta parole ! J’en veux plus d’ton bavardage ! Allez, adieu et bien le bonsoir chez toi !

Arlette quitte la scène et son prétendant reste seul dans le noir

Les chœurs reprennent le refrain d’une voix triste et mélancolique : Je lui dirai les mots bleus. Les mots qu’on dit avec les yeux.

L’amoureux d’Arlette : Je lui dirai les mots bleus… les mots qu’on dit avec les yeux… (Courbé, il chantonne lui aussi sur un ton triste et désœuvré)

Soudain, on entend au loin le bruit de talons de femmes. L’amoureux d’Arlette relève la tête et semble ragaillardi par ce qu’il voit. Tout sourire, il se met à siffler entre ses dents puis interpelle la jeune femme qui passe dans la rue :

L’amoureux d’Arlette : Eh la Joconde ! Y sont à toi ces beaux yeux là ? Ça t’dirait des mots bleus ? Des mots qu’on dit avec les yeux ? Allez viens, j’vais t’en causer un brin… Allez, viens donc quoi… Fais pas ta mijaurée, j’suis un julot de parole…

—————————–

Au commencement, la PAROLE était avec Dieu ! Par elle, Dieu a fait toutes choses et il n’a rien fait sans elle ! En elle, il y a la vie ! La PAROLE était dans le monde, et Dieu a fait le monde par elle, mais le monde ne l’a pas reconnue ! La PAROLE est venue dans son peuple, mais les gens de son peuple ne l’ont pas reçue ! Pourtant, certains l’ont reçue et croient en elle ! À ceux-là, la PAROLE a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu ! La PAROLE est devenue un homme qui a habité parmi nous ! La PAROLE est esprit et vie ! La PAROLE est comme une épée à double tranchante ! La PAROLE est vérité ! La PAROLE est une lampe éclairant le chemin ! La PAROLE est éternelle !

Les chœurs restés sur la scène interviennent de nouveau. La lumière revient sur eux et chacun leur tour, ils parlent pour lire un verset :

C’est par la foi que nous reconnaissons que le monde a été formé par la PAROLE de Dieu, en sorte que ce qu’on voit n’a pas été fait de choses visibles”. Hébreux 11-13

“Moi, l’Éternel, j’ai Parlé. Cela arrivera et je l’exécuterai”. Ézéchiel 24 -14

“Il envoie ses ordres sur la terre : Sa PAROLE court avec vitesse”. Psaume 147-15

“Reçois de sa bouche l’instruction, Et mets dans ton cœur ses PAROLES”. Job 22-22

“Ecoutez la PAROLE de l’Éternel, Vous qui craignez sa PAROLE ”. Esaïe 66-5

“Dieu est un guide parfait et sa PAROLE est sûre ”. Psaume 18-31

“La révélation de ta PAROLE éclaire. Elle donne de l’intelligence aux simples”. Psaume 119-130

“C’est une semence incorruptible, la PAROLE vivante et permanente de Dieu qui nous régénère”. 1 Pierre 1-23

“A toujours, ô Éternel! Ta PAROLE subsiste dans les cieux”. Psaume 119-89

Soudain, on entend au loin le bruit de talons de femmes. L’amoureux d’Arlette relève la tête et semble ragaillardi par ce qu’il voit. Tout sourire, il se met à siffler entre ses dents puis interpelle la jeune femme qui passe dans la rue :

L’amoureux d’Arlette : Eh la Joconde ! Y sont à toi ces beaux yeux là ? Ça t’dirait des mots bleus ? Des mots qu’on dit avec les yeux ? Allez viens, j’vais t’en causer un brin… Allez, viens donc quoi… Fais pas ta mijaurée, j’suis un julot de parole…

By Christ’in

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

WordPress.com.

Retour en haut ↑

Jesus is King

Twitters Anonymous

Les faits Plumes

Des enquêtes à pas de loup pour apprendre sur-tout...

lepapillondeslivrescerclerenevigo

Bienvenue dans le blog de France Fougère : Le papillon des livres Cercle René Vigo... et toujours des chroniques sur les livres, les arts,... beauté, mode, théâtre, etc

Le bal littéraire des sardines

Lecture, Lifestyle & flâneries urbaines

Le plaisir d’écrire

L'écriture au service de la foi

Blog de Henri Viaud-Murat

Pour le perfectionnement des saints

foichretiennecom.wordpress.com/

Encourager, partager, bénir

Fiction Chrétienne

Inspirer et équiper les écrivains pour impacter le monde

The Little Laura

Chercheuse de poux, d'or et de vérité

Signé C.

Blog littéraire, amatrice de thriller, policiers, horreur.

Kévin Dreyfus

RECHERCHER, DÉCOUVRIR, PARTAGER

By Christ'in

Auteure chrétienne pour Sa gloire

PEP'S CAFE !

Lire, Ecouter, Voir, Edifier

Lire dit-elle

L'oreille du taureau à la fenêtre De la maison sauvage où le soleil blessé Un soleil intérieur de terre Tentures du réveil les parois de la chambre Ont vaincu le sommeil Paul Eluard

DERNIER ENDORMI

Les notes d'un poète réveillé ne valent pas grand chose. Je ne les donne que pour ce qu'elles valent ; à mes risques et périls. Une expérience de plus. (Jean Cocteau)

By Christ'in

auteure chrétienne... pour TOI

Instants d'Aime

Poésie et textes originaux par Marina Rogard - Un autre regard sur l'amour, une parenthèse de lumière avec des mots qui jouent et dansent avec les coeurs.

Marie des vignes

Smile! You’re at the best WordPress.com site ever

Marie-Anne-Keppers artiste autodidacte multiforme

Peindre, Dessiner, Écrire et Autres ... Créer pour le plaisir de partager mes ressentis, car sentir, c'est vivre !

Le Jardin poétique de Vianney

Glorifiez donc Dieu dans votre corps ! (1 Co 6, 20)

Don de poésie chrétienne

Poèmes sur la guérison de l'âme par l'amour de Dieu

%d blogueurs aiment cette page :