FAIRE UN PAS VERS L’AUTRE (texte de théâtre)

*

Trois anges d’un côté de la scène et un humain qui se morfond de l’autre côté. Parmi les trois anges (même si normalement ils sont asexués), sont des hommes pour le pers 1 et 3, et une femme pour le pers 2.

L’ange 2 (femme) a un caractère plus trempé que les deux autres. Tous les trois discutent à propos des hommes.

***************

Pers 1 :            Vous croyez qui si les humains faisaient un pas vers l’autre, non pas pour eux-mêmes et pour leur propre intérêt, mais uniquement pour l’autre ; pour le seul bien, pour le seul intérêt de l’autre, le monde tournerait mieux ?

Pers 2 :            Oui ! Moi je le crois ! Je crois que si l’humain était capable d’aller vers l’autre pour régler un conflit, pour engager un dialogue intelligent avec l’autre sans penser que « gna gna gna, si je fais le premier pas, l’autre va croire que je suis faible. Gna gna gna, si je fais un pas vers l’autre, il va recommencer à me faire du mal et profitera encore de moi. Gna gna gna, si je fais un pas vers l’autre, il risque de m’envoyer balader. Gna gna gna, c’est lui qui a tort et moi qui ais raison. Et de toute manière, ce n’est pas à moi d’aller vers l’autre, mais à l’autre d’aller vers moi. Et cætera et cætera », le monde ne s’en porterait pas plus mal. Oui ! Voilà bien ce qui tourne dans les cerveaux humains à longueur de journée ! Et moi je dis que si l’humain était un peu moins centré sur lui et se préoccupait un peu plus des autres, nous n’aurions pas tous ces problèmes relationnels et tous ces désaccords entre familles, entre personnes, entre nations. Ces guerres, de plus ou moins grandes importances qui n’en finissent pas et perdurent depuis des millénaires, prennent 90% de notre temps de mission. S’il y avait une vraie volonté de faire un pas vers l’autre et un désir de trouver des terrains d’entente acceptables pour chacun, nous n’aurions pas à œuvrer pour tous ces conflits. Nous pourrions nous consacrer à délivrer nos messages, à protéger et à encourager les êtres humains.

Pers 3 :            Moi je dis « Faire un pas vers l’autre« , oui ! Je trouve ça admirable, mais dans les faits ? Concrètement, vous voyez ça comment ? Oui, parce que dans l’idée ça parait simple de faire un pas vers l’autre, mais vous connaissez l’humain autant que moi. Ce sont des têtes dures qui peuvent rester dans leurs colères jusqu’à la mort et ne jamais changer d’avis.

Pers 1 :          Ah ! Tiens, par exemple ! Vous voyez cet homme là-bas (l’homme désigné est dans un coin. Il est renfrogné et semble marmonner) Eh bien, depuis quinze ans il est en froid avec tous les membres de sa famille. Depuis quinze ans, il ne leur parle plus et nourrit une colère contre eux. Depuis quinze ans, il refuse de pardonner.

Pers 3 :            Quinze ans ! Fichtre !

Pers 1 :            Oui fichtre, comme tu dis ! La chose est d’autant plus stupide, qu’au fond sa famille lui manque, qu’il est nostalgique des bons moments passés ensemble, et que la raison de la brouille n’est absolument pas à la hauteur des murailles de colères dans lesquelles il s’est enfermé. Son problème ? L’orgueil ! Un orgueil qui l’empêche de faire le pas de réconciliation. Un orgueil qui lui interdit de s’humilier pour rétablir la relation et repartir à zéro. Tenez, d’ailleurs, écoutez-le.

Courbé en avant, l’homme dans le coin opposé, maugrée.

L’homme :      Ah ça ! Jamais ! Plutôt mourir que de m’abaisser devant eux ! Plutôt mourir que de m’abaisser devant eux ! Ah ça ! Jamais !

Pers 1 :            L’orgueil, je vous dis !

Pers 2 :            Ah là là ! Maudit orgueil !

Pers 3 :            C’est bien vrai que la situation de cet homme pourrait se modifier, si lui et toutes les personnes à qui il a tourné le dos, acceptaient de mettre leur orgueil de côté. S’ils  apprenaient à être bienveillants et plus conciliants les uns envers les autres.

Pers 1 :            Cet homme a peur d’être à nouveau blessé et rejeté. Écoutez-le encore.

L’homme :      Et si je fais le pas vers eux et qu’ils me renvoient sur les roses, j’aurais l’air de quoi ? Et si une fois que j’ai renoué les liens avec eux, ils me refaisaient un nouveau sale coup et qu’ils se moquaient encore de moi ? Non. Non, non, non, non, non… Ce serait trop dur à supporter… Faire un pas vers eux ? Non ! Ça, jamais ! Il ne faut pas y compter !

Pers 3 :            Eh oui ! Il faut comprendre aussi… Pas facile d’essuyer les plâtres. L’humain reste humain. Il est bien souvent guidé par ses sentiments et cela lui demande du courage et de l’abnégation de devoir faire face à l’incompréhension de ses compatriotes et de supporter sans rien dire, la méchanceté d’autrui. Cela est très difficile pour l’humain qui, par défense et par sécurité, préfère se tenir à distance du champ de l’ennemi potentiel. Loin de celui qui pourrait lui manquer de respect, le contredire ou le déprécier. En s’éloignant, l’humain préserve ainsi son honneur, son identité et l’estime qu’il a de lui.

Pers 2 :            Oui ! Mais à trop se protéger et à vouloir s’épargner d’éventuels rejets, l’humain se prive aussi de moments géniaux et de possibles belles rencontres. De surcroît, il n’élargit pas son cœur en s’écartant de l’autre, et cela est très  dommage…

Pers 1 :            Moments géniaux ? Mmm… Belles rencontres ? Mmm… Ce que l’humain déteste plus que tout, c’est de faire un pas vers l’autre et en retour, risquer de ne trouver qu’un refus, de l’indifférence ou du mépris. Vous savez, tout comme moi, qu’un humain malmené qui se sent dédaigné, se claquemure dans sa blessure ou bien va rendre coup pour coup. De par sa nature, l’humain n’est pas apte à supporter ce genre de chose. D’ailleurs, écoutez-le le dire lui-même.

L’homme :      Je ne vais pas leur donner le bâton pour me faire battre ! Ah, ça non ! Je ne suis pas maso !

Pers 3 :            À trop vouloir se protéger, cet homme s’emmure dans des pensées mensongères. Il reste captif et ne se donne pas la chance de recevoir les bonnes choses qui pourraient guérir son cœur meurtri et l’aider à obtenir la paix qui surpasse toute autre paix.

Pers 2 :            Mmm… De toute façon, qui ne tente rien n’a rien ! Ne pas essayer c’est resté bloqué dans ses colères et refuser d’ouvrir son cœur ! Et vous savez tout comme moi, qu’un humain qui persiste à ne pas faire un pas vers l’autre, le regrettera un jour ou l’autre. Un jour, tout humain buté s’aperçoit qu’il a perdu un temps précieux et considérable à ne produire que des pensées négatives et à entretenir des rancœurs. Quand ce jour arrive, vous savez bien qu’il est souvent trop tard, et que celui qui a toujours refusé de céder ne peut plus racheter le temps.

Pers 3 :            L’amour est patient, l’amour est bon, il n’a pas de passion jalouse. L’amour ne se vante pas, il ne se gonfle pas d’orgueil, il ne fait rien d’inconvenant, il ne cherche pas son propre intérêt, il ne s’irrite pas, il ne tient pas compte du mal. Il ne se réjouit pas de l’injustice, mais il se réjouit avec la vérité. Il pardonne tout, il croit tout, il espère tout, il endure tout. L’amour est éternel. Il ne succombe, il ne rompt jamais.

(Tous les trois en même temps)

TOUS :           Amen !

Pers 2 :          À mon avis, l’humain a besoin de faire des pas d’amour, des pas d’audace, des pas de courage, des pas de connaissance de l’autre. Il doit faire des pas en avant et ne surtout pas, faire des pas en arrière ! L’humain doit avancer ! Il doit décider et ne surtout pas reculer !

Pers 3 :            Je serais moins catégorique. Pour être au contact de l’humain depuis des millénaires, je crois qu’il y a des pas nettement plus durs que d’autres, parce qu’ils sont chargés d’affectif, parce qu’ils réveillent des blessures narcissiques, des blessures non pardonnées ou difficilement pardonnables, et des blessures encore à vif. Parce qu’ils titillent l’égoïsme et la fierté quasi viscérale de l’être humain. Parce qu’ils engendrent des doutes et des peurs. Parce qu’ils contredisent des idéaux, des convictions et des croyances, et créent de faux raisonnements, de mauvais sentiments et de mauvaises intentions.

Pers 1 :            Il est certain que chaque humain a ses propres limites et ses seuils de tolérance. Pour les uns, tel affront n’aura aucun impact ni aucune influence, quand pour l’autre, il sera terrible et dévastateur. Au fond pour y arriver, l’humain a besoin de l’amour Agapé. Il a besoin d’expérimenter l’amour qui donne et qui se donne. L’amour qui désire le bien de l’autre sans rien attendre en retour.

Pers 3 :            Très vrai ! L’humain, la plupart du temps utilise l’amour Philia dans ses relations d’amitié ou dans ses relations à intérêt personnel. L’amour Philia qui correspond à un échange de bons procédés. Philia c’est « Je te donne des sentiments en contrepartie d’une sympathie réciproque ou d’une reconnaissance« . Rien de gratuit en somme… Aucun don de soi là-dedans… Aucun amour véritable…

Pers 2 :            Oui ! Et que dire de l’amour Éros qui mène le monde par le bout du nez et qui le pervertit ! Tsss… Cet amour-là, éphémère et superficiel n’en est pas un ! En vérité, il ne sert qu’à satisfaire des désirs charnels ! Des désirs purement égoïstes !

Pers 1 :            Si seulement, l’humain voyait l’autre comme étant supérieur à lui…

Pers 3 :            Si seulement, l’humain ne faisait pas subir à l’autre ce qu’il ne voudrait pas qu’on lui fasse…

Pers 2 :            Si seulement, l’humain aimait l’autre comme lui-même…

(Tous les trois soupirent en même temps)

Pers 1 :            Si seulement, l’humain faisait les premiers pas et devenait un ambassadeur de la paix. S’il recherchait la paix comme un bien précieux, et s’attacher à ne jamais la perdre en dédaignant sa douleur et sa vengeance.

(Tous les trois soupirent à nouveau et en même temps)

Pers 1 :            Si seulement, l’humain ne voyait plus l’autre comme étant celui qui à tout moment, peut l’ébranler dans sa conscience. Celui qui peut désorganiser son équilibre fragile et précaire. Celui qui le peut le défier. Mais s’il voyait plutôt l’autre, comme celui qui lui permet d’évoluer dans la complémentarité et l’altérité qu’il lui apporte et lui propose. Celui qui l’enrichit par sa diversité et lui permet de changer. Celui qui peut-être une énigme par ses différences, mais qui n’est pas un obstacle, une menace, un ennemi ou un problème. Celui qui peut-être un étranger, mais sûrement pas l’étranger. Celui qui peut-être le criminel, mais certainement pas le monstre car il rejoint chaque être humain dans sa pensée non régénérée et corrompue. Celui qui est le prochain, le concitoyen, l’alter ego. Celui qu’Arthur Rimbaud dans la Lettre au voyant, appelait « Je« , puisque disait-il « Je«  est un autre. Celui, qui en quelque sorte est « Soi-même« .

(Tous les trois soupirent à nouveau et en même temps)

Pers 3 :            De toute façon, nous ne sommes pas là pour juger les êtres humains. Ce n’est pas notre rôle. Et puis, étant donné qu’ils ont droit au libre-arbitre, ils ont donc la liberté de faire comme bon leur semble. Ils sont libres de faire ou de ne pas faire de pas vers l’autre. C’est leur choix et nous ne devons pas nous en mêler, même si cela nous afflige.

Pers 2 :            Soit ! Les humains sont totalement et complètement libres de faire le mal ou de faire le bien, mais alors qu’ensuite ils ne viennent pas se plaindre à qui tu sais ! Qu’ils ne disent pas que rien n’est fait pour rétablir la paix ! Qu’ils cessent d’accuser sans savoir et qu’ils arrêtent de lever le poing vers le ciel, si eux-mêmes refusent de faire des pas de réconciliation !

Pers 3 :            À mon avis, il ne s’agit pas simplement de faire des pas vers l’autre, faut-il encore que ces pas soient sincères et durables. L’humain doit faire des pas Agapé, sinon, à l’exception des crimes et des agressions qui restent à l’appréciation de chacun et sont hors comparatif, et bien à la prochaine anicroche,  à la prochaine provocation, à la prochaine petite attaque, le traité de bonne entente pourrait se rompre sans autre forme de procès. En cas de manquement, l’alliance pourrait se briser sur le champ et la guerre repartir de plus belle.

Pers 2 :            De toute façon, l’humain est un être social et sociable. Depuis sa création, il ne peut vivre sans les autres. Il n’est pas bon qu’il soit seul. Son existence est liée à celle des autres, alors il serait bien qu’un jour il comprenne qu’il doit faire des pas vers l’autre pour vivre en bon intelligence ! Il serait bien qu’il saisisse que la diversité humaine est aussi sa richesse !

Pers 1 :            Assurément ! Si l’humain prenait conscience de cela, ce serait de petits pas pour lui, mais de grands pas pour son humanité !

(Tous les trois soupirent à nouveau et en même temps)

Pers 1 :            Ah ! Si cela était, nous aurions nettement moins de travail... (Il montre l’homme qui se morfond de l’autre côté de la scène) Bon. Je vais devoir vous laisser quelques minutes. Aujourd’hui, j’ai pour mission d’encourager celui-là. Je dois l’aider à pardonner à sa mère afin qu’il puisse se libérer de son lourd fardeau et retrouver la paix dans son cœur.

Pers 2 :            Bonne mission à toi ! Moi je vais devoir y aller aussi. Ma tâche est d’aller réconforter sa mère, sur le point de rendre l’âme. Une mère à qui il n’adresse plus la parole depuis des lustres.

Pers 3 :            Bonne mission ! Moi je dois empêcher son fils d’avoir un grave accident de voiture prévu dans… Mmm(Il regarde sa montre) très exactement cinq minutes et trente seconde. Ce fils est la seule personne de sa famille avec qui cet homme est encore en contact et avec qui il ne s’est pas fâché à mort.

Pers 1 :            Tsss…Cet homme ne se rend vraiment pas compte que lorsqu’il fait un pas de Foi vers l’autre, le monde change en mieux, que son action lui est imputée en justice et que mille pas lui sont rendus en retour. Pourquoi retient-il autant ses pas vers l’autre ? Même si le temps peut encore se racheter pour lui, il gâche beaucoup de temps à se coucher sur ses colères. Il use de l’énergie à refuser de pardonner. Il rate tellement de belles choses à s’accrocher à son orgueil et à ses peurs. Enfin… Allez ! Bonnes missions et que la Force soit avec vous !

LARA FABIAN -Tu Es Mon Autre


Jumeau ou frère de rien,
mais qui es tu?
Tu es mon plus grand mystère, 
Mon seul lien contigu,
Tu m’enrubannes et m’embryonn
Et tu me gardes a vue.
Tu es le seul animal 
De mon arche perdue.

Tu ne parles qu’une langue,
Aucun mot déçu,
Celle qui fait de toi mon autre,
L’être reconnu.
Il n’y a rien a comprendre
Et que passe l’intrus,
Qui n’en pourra rien attendre
Car je suis seule a les entendre les silences
Et quand j’en tremble

(Refrain)

Toi tu es mon autre: 
La force de ma foi,
Ma faiblesse et ma loi,
Mon insolence et mon droit.
Moi je suis ton autre,
Si nous n’étions pas d’ici
Nous serions l’infini.

Et si l’un de nous deux tombe, 
L’arbre de nos vies
Nous gardera loin de l’ombre
Entre ciel et fruit,
Mais jamais trop loin de l’autre
Nous serions maudits
Tu seras ma dernière seconde
Car je suis seule a les entendre les silences
Quand j’en tremble

(Refrain)

ah ah ah ah ah ah ah 
ah ah ah ah ah ah ah

Et si l’un de nous deux tombe

*

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